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Avec une chute des ventes de disques dans l’Archipel, les maisons de disques japonaises tentent de trouver de nouveaux débouchés. Après l’Asie, les Etats-Unis et l’Europe figurent en tête de leurs priorités. |
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L’autre objectif, le plus ambitieux, est de pouvoir réussir à imposer certains de leurs artistes en Occident. Dans les années 1970, la mode de l’électropop avait permis au groupe Yellow Magic Orchestra emmené par Sakamoto Ryûichi de se construire une bonne réputation aux Etats-Unis et en Europe. Sakamoto, qui a poursuivi sa carrière en solo, en composant notamment des musiques de films et en collaborant avec des artistes européens comme David Sylvian, a pu conserver sa notoriété dans cette partie du monde. Les autres membres du groupe ont aussi mené des projets personnels, mais aucun n’a connu le succès en dehors des frontières de l’Archipel. Quelques groupes ont tenté des expériences en Occident, mais leur audience est souvent restée confidentielle, faute de moyens. Ce qui change aujourd’hui, c’est l’attitude des maisons de production japonaises qui semblent bien décidées à mettre le paquet sur leurs meilleurs représentants pour qu’ils gagnent quelques précieuses parts de marché aux Etats-Unis et en Europe. Dreams come true ou encore Utada Hikaru (l’atout majeur de Toshiba-EMI) ont ainsi enregistré des versions anglaises de certains de leurs titres et ont entrepris des tournées pour les promouvoir. Les efforts déployés par les maisons de disques japonaises n’ont pas encore porté leurs fruits, car elles ont d’abord préféré se lancer seules dans l’aventure sans connaître les attentes des marchés visés. Certes la jolie Utada (qui a vécu une partie de sa jeunesse à New York) a fait bonne impression aux Etats-Unis, mais son style qui a impressionné le public japonais, n’a pas eu le même effet outre-Atlantique où des chanteuses de sa trempe sont légions.
Harakami Rei






