DEATH SPACE

Les sectes, ou “nouvelles religions”, n’ont pas fini de faire parler d’elles au Japon. Après la secte Aum, qui a mobilisé les forces de police depuis l’attentat au gaz sarin en mars 1995, c’était au tour de Life Space d’être dans le collimateur mi-novembre. Fondée en 1983, la secte est soupçonnée d’avoir kidnappé un homme de 65 ans, malade du cerveau, alors qu’il était en cours de traitement dans un hôpital. Son corps a été retrouvé à moitié momifié dans la chambre d’un hôtel proche de l’aéroport de Narita. Son épouse et son fils étaient à son chevet, convaincus qu’il était encore en vie. Life Space est également soupçonnée de multiples enlèvements d’enfants et de la mort d’au moins deux fidèles, mais n’a jamais été inquiétée. Lors du raid contre les principales installations de la secte, la police a d’ailleurs découvert 9 enfants affamés, vivant complètement coupés du monde dans des conditions d’hygiène précaires. Ces découvertes sont intervenues alors que le Japon se décidait enfin à légiférer. Le parlement vient en effet de voter deux lois permettant à la police de perquisitionner les locaux et de contrôler les activités et les finances d’organisations “jugées dangereuses”. La nouvelle législation vise notamment les groupes qui ont commis des “meurtres de masse”. Les membres de la secte Aum, qui a officiellement reconnu sa responsabilité dans l’attentat et présenté ses excuses “pour les différents crimes” qui lui sont imputés le 1er décembre dernier, se verront ainsi contraints de se présenter régulièrement aux autorités locales. Leurs revenus seront confisqués et ils ne pourront plus acquérir de propriétés immobilières. Souhaitons que ces nouvelles lois réussissent à endiguer les délires des gourous de ces “nouvelles religions”.
Caroline Jurgenson, “Les avatars inquiétants de la secte Aum”, Le Figaro, 25/11/99.
Frédérique Amaoua, “Raid policier antisecte au Japon”, Libération, 25/11/99.
Frédérique Amaoua, “Tour de vis sur les sectes”, Le Point, 17/12/99.
Philippe Pons, “Après la secte Aum , le Japon fait face à ses “nouvelles religions””, Le Monde, 27/12/99.
UNE VISITE REUSSIE
Lionel Jospin est arrivé au Japon le 16 décembre dans un contexte favorable. “L’effet Ghosn”, l’homme que Renault a délégué pour redresser Nissan, a considérablement redoré l’image de la France, et la France est en tête des investissements directs étrangers en 1999. Comme l’écrivent Philippe Pons et Pascal Robert-Diard “La France ne cherche plus seulement au Japon un partenaire économique… mais aussi un allié politique face à la mondialisation”. La visite de trois jours du premier ministre, qui était sa première visite au pays du Soleil levant, a donc été en grande partie consacrée à la mondialisation. Mr Jospin s’est efforcé de convaincre ses interlocuteurs des intérêts communs des deux pays face au défi de la mondialisation. Il s’est fait l’avocat de la régularisation et “d’un fonctionnement plus efficace, plus transparent et plus démocratique de l’OMC”. Et il semble que les Japonais aient été plutôt ouverts aux thèses françaises. Mr Jospin a également plaidé pour que le FMI soit doté d’un “conseil des ministres des finances” et pour que le rôle de l’ONU soit réaffirmé. Il s’est prononcé en faveur de l’attribution au Japon d’un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, ce qui a certainement très ravi ses interlocuteurs. En bref, une visite plutôt réussie.
Jean de Belot, “L’ami japonais”, Le Figaro, 16/12/99.
Caroline Jurgenson, “La France profite de l’effet Ghosn”, Le Figaro, 16/12/99.
Philippe Pons, “La France cherche sa “troisième voie” pour s’adapter à la mondialisation”, Le Monde, 17/12/99.
Didier Micoine, “Jospin sur les traces de Chirac”, Le Parisien, 17/12/99.
Pascal Robert-Diard, “M. Jospin constate que la France et le Japon refusent l'”uniformisation du monde””, Le Monde, 18/12/99.
Clotilde Leroy


 

パスワードをお忘れの場合、OVNINAVI.COMに登録したE-mailアドレスにパスワードをお送りします。登録E-mailアドレスを入力してください。


戻る