SAKURAN, MERVEILLEUX VOYAGE AU PAYS DES COULEURS

Soyons clairs. Il ne s’agit pas d’un chef-d’œuvre. Rien à voir avec les films de Mizoguchi Kenji qui avait si bien su évoquer la vie dans les quartiers de plaisir. Pourtant, Sakuran, la première réalisation de Ninagawa Mika, ne manque pas de charme ni d’intérêt. Cette photographe qui a évolué dans le milieu de la mode a su mettre toute son expérience au service d’une photographie irréprochable. Sa maîtrise de la prise de vue, son sens inné de la couleur se retrouvent dans ce film qui se déroule à Yoshiwara, quartier des plaisirs et du divertissement d’Edo où résident les oiran, les plus grandes courtisanes de l’époque. Adapté du manga éponyme de Anno Moyoko, Sakuran raconte l’histoire de Kiyoha, une oiran qui va devenir une légende sous le nom de Higurashi à Yoshiwara. Insoumise et rebelle, Higurashi est incarnée par Tsuchiya Anna qui n’est malheureusement pas à son meilleur niveau dans ce rôle qui exigeait une plus grande rigueur. Shiina Kippei et Narimiya Hiroki qui interprètent respectivement Kuranosuke et Sôjirô, les deux principaux personnages masculins, sont bien plus à leur avantage. Leur expérience théâtrale n’y est sans doute pas étrangère. Leur présence sauve en grande partie le film qui a parfois tendance à sombrer dans une succession de défilés de mode très colorés. Autre point fort de ce film, la musique signée Shiina Ringo qui donne au long métrage une épaisseur sonore. Cette artiste qui a toujours joué la carte de l’originalité propose une bande-son qui ne laisse pas indifférent, à tel point que le film a fait l’objet de sélections officielles dans plusieurs festivals pour sa musique. Malgré quelques défauts, Sakuran est un film à voir sur grand écran pour profiter au maximum de ses atouts : la photographie et la musique.
C. L.
Sakuran, de Ninagawa Mika, 2007.
111 min.. Au cinéma à partir du 20 août.


FRISSONS GARANTIS MALGRÉ LA CHALEUR
Amateurs de sueurs froides et de frissons, bonjour. Death note, the last name est fait pour vous. Amateurs du manga éponyme et désireux de retrouver tous les ingrédients qui en ont fait le succès, ne partez pas. Ce film est également fait pour vous. Enfin, si vous n’appartenez pas à l’une de ces catégories, mais si la curiosité guide vos choix, alors vous pouvez rester. Ce film raconte l’histoire d’un cahier, le cahier de la mort sur lequel il suffit d’y apposer le nom d’une personne à châtier et d’avoir en tête son visage pour que cette dernière meurt d’une crise cardiaque. Un jour, ce cahier tombe entre les mains de Light, brillant lycéen au tempérament assez taciturne, qui décide de l’exploiter pour appliquer sa propre justice et devenir l’égal de la mort. Le sujet est intéressant, mais la réalisation et le jeu des acteurs ne lui arrivent pas à la hauteur. En effet, le réalisateur Kaneko Shûsuke fait preuve d’un académisme des plus ennuyeux pendant que les acteurs forcent le trait, en s’efforçant de répéter toutes les mimiques présentes dans le manga. Le film aurait eu tout à gagner s’il s’était affranchi de l’œuvre originale.
C. L.

Death Note, the last name, de Kaneko Shûsuke, éd. Kaze, 19,99€


 

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