Dossiers : La musique japonaise veut changer d’air


Avec une chute des ventes de disques dans l’Archipel, les maisons de disques japonaises tentent de trouver de nouveaux débouchés. Après l’Asie, les Etats-Unis et l’Europe figurent en tête de leurs priorités.
Tandis que les chiffres de la croissance semblent redonner le sourire aux autorités japonaises qui espèrent ainsi sortir d’une crise économique de près de 15 ans, ceux enregistrés dans le secteur de la musique sont guère encourageants. A l’instar du reste du monde, les ventes de disques s’écroulent au pays du Soleil-levant qui a pourtant été longtemps l’un des marchés les plus dynamiques de la planète. L’avènement d’Internet et l’essor des sites de vente de musique en ligne expliquent en grande partie cette morosité ambiante des grandes maisons de disques qui cherchent de nouveaux débouchés pour leurs poulains. Voulant profiter de l’engouement international pour la culture populaire japonaise (manga, cinéma, littérature), les maisons de production japonaises se montrent désormais plus enclines à promouvoir des artistes japonais au-delà des frontières. L’Asie est bien sûr le premier marché visé. Le succès des émissions de variété japonaises dont les formats ont été repris dans de nombreux pays en Asie du Sud-Est a favorisé la percée de plusieurs vedettes nippones dans cette région. Au cours des années 1990, de nombreux artistes comme le duo Chage & Aska ont fait des tournées triomphales dans tous ces pays. D’autres comme Utada Hikaru sont même parvenus à vendre davantage que Madonna dans des pays comme la Thaïlande où la pop japonaise est particulièrement appréciée par la jeunesse locale. Le réchauffement des relations entre la Corée du Sud et le Japon amorcé, en 2002, lors de la Coupe du monde de football s’est traduit par la volonté des Japonais de promouvoir leurs artistes dans la péninsule. Plusieurs d’entre eux ont entrepris des tournées et les maisons de disque ont réalisé des pressages adaptés à ce marché. La réussite des chanteurs et chanteuses japonais sur ces marchés asiatiques, récemment encore en Chine, est une première étape dans la nouvelle stratégie des producteurs japonais.
L’autre objectif, le plus ambitieux, est de pouvoir réussir à imposer certains de leurs artistes en Occident. Dans les années 1970, la mode de l’électropop avait permis au groupe Yellow Magic Orchestra emmené par Sakamoto Ryûichi de se construire une bonne réputation aux Etats-Unis et en Europe. Sakamoto, qui a poursuivi sa carrière en solo, en composant notamment des musiques de films et en collaborant avec des artistes européens comme David Sylvian, a pu conserver sa notoriété dans cette partie du monde. Les autres membres du groupe ont aussi mené des projets personnels, mais aucun n’a connu le succès en dehors des frontières de l’Archipel. Quelques groupes ont tenté des expériences en Occident, mais leur audience est souvent restée confidentielle, faute de moyens. Ce qui change aujourd’hui, c’est l’attitude des maisons de production japonaises qui semblent bien décidées à mettre le paquet sur leurs meilleurs représentants pour qu’ils gagnent quelques précieuses parts de marché aux Etats-Unis et en Europe. Dreams come true ou encore Utada Hikaru (l’atout majeur de Toshiba-EMI) ont ainsi enregistré des versions anglaises de certains de leurs titres et ont entrepris des tournées pour les promouvoir. Les efforts déployés par les maisons de disques japonaises n’ont pas encore porté leurs fruits, car elles ont d’abord préféré se lancer seules dans l’aventure sans connaître les attentes des marchés visés. Certes la jolie Utada (qui a vécu une partie de sa jeunesse à New York) a fait bonne impression aux Etats-Unis, mais son style qui a impressionné le public japonais, n’a pas eu le même effet outre-Atlantique où des chanteuses de sa trempe sont légions.
Voilà pourquoi on assiste à un changement dans la stratégie des maisons de disques japonaises qui acceptent désormais de travailler avec des distributeurs locaux qui connaissent mieux les besoins de leur public. Celui-ci est pour l’instant très influencé par la culture manga et l’animation. Ils sont donc plus sensibles à la promotion d’interprètes qui ont chanté les génériques de leurs dessins animés préférés ou à celle d’artistes qui répondent à une certaine image que le public peut avoir de la musique pop japonaise, à savoir des musiciens maquillés et costumés. On a donc vu l’ancien guitariste du groupe mythique X Japan faire une tournée réussie en France, satisfaisant ainsi des spectateurs soucieux de voir un spectacle plutôt que d’entendre chanter des artistes. Voilà pourquoi les autres artistes japonais qui percent en Europe appartiennent à la scène électro et techno. Les textes ont peu d’importance et sont même souvent inexistants, ne perturbant pas un public qui ne manifesterait aucun intérêt pour des chansons dont il ne comprendrait rien. Pourtant c’est là que se trouve la grande richesse de la chanson japonaise aujourd’hui.
Si les artistes formatés par les maisons de disque continuent à connaître un certain succès dans l’Archipel grâce notamment à des modes de promotion parfaitement rôdés (générique de spots publicitaires, générique de séries télévisées ou de films), les Japonais semblent de plus en plus sensibles à des chanteurs qui expriment autre chose que des textes sentimentaux. La crise économique des années 1990 qui s’est accompagnée d’une remise en cause du fonctionnement de la société japonaise a été l’occasion pour de nouveaux artistes de chercher à percer. Le développement des technologies numériques dès le début de la décennie leur a facilité la tâche tout comme la création de petites salles de concert qui leur a permis de s’exprimer. Le public s’est montré très réceptif face à ces artistes ainsi qu’à leur façon de se produire sur scène. C’est ainsi que Shiina Ringo qui a créé, en 2005, son groupe Tôkyô Jihen domine aujourd’hui en partie la scène musicale au Japon. Cependant on a du mal à imaginer qu’une artiste comme elle puisse être distribuée et appréciée par une large audience en Occident tant ses textes sont liés à la situation actuelle du Japon. Depuis quelques années, on assiste aussi à un retour en force des artistes folk des années 1970 comme Okabayashi Nobuyasu. Ce dernier s’était fait connaître, en 1968, avec la chanson Sanya Blues (Le blues de Sanya), dans laquelle il faisait référence au quotidien des journaliers qui vivent dans ce quartier de Tokyo. Il s’était imposé comme le chanteur folk de l’Archipel et a influencé toute une génération d’artistes qui voulaient utiliser la musique comme un moyen de revendication à une époque où les électeurs ont amené au pouvoir dans les grandes villes des hommes politiques, comme Minobe Ryôkichi, bien décidés à “rénover” la vie politique et à améliorer le cadre de vie de la population. Leur retour au premier plan montre à quel point la scène japonaise évolue. Les maisons de disques devront donc faire preuve d’imagination pour permettre à ces artistes de se faire connaître à l’étranger. Le défi est difficile mais pas impossible à relever. La France a par le passé su apprécier les chanteurs à texte venus d’outre-Atlantique comme Bob Dylan. Il n’y a pas de raisons qu’elle ne réserve pas le même accueil à des artistes japonais. L’important est de bien préparer le terrain.
Claude Leblanc

Photo :
Utada Hikaru
DR

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Rencontre avec :
Damien Marronneau et Xavier Norindr, J-Music
Soucieux
d’assurer à la musique japonaise la place qu’elle mérite sur le marché
français, une bande de copains a créé J-Music Distribution. Une
structure qui utilise notamment Internet pour promouvoir les artistes
venus du pays du Soleil-levant. Une initiative qui semble intéresser
les maisons de disques nippones aujourd’hui plus promptes à apporter
leur aide. Témoignage.


Comment vous est venue l’idée de créer J-Music Distribution ?
D.
M. & X. N. : Déjà il faut parler d’une rencontre en 2003 qui a été
le déclencheur de l’aventure J-Music Distribution : Travaillant à
l’époque chez MCM (La chaîne musicale), j’ai reçu un appel de Xavier
Norindr me proposant de venir découvrir les soirées d’écoutes de rock
japonais : les J-ROCK SESSION. C’est seulement deux ans plus tard que
nous nous sommes revus et avons commencé à étudier le potentiel marché
de la musique japonaise sur les consommateurs européens, tout cela
grâce à un partenariat avec J-Music Europa (le 1er site d’information
européen sur les artistes nippons et traduit en 10 langues). Nous avons
réalisé un sondage sur les principaux marchés européens (France,
Allemagne, Finlande…) et nous avons pu traiter un panel de 2000
réponses sur les habitudes de consommations de cette cible de “Fans”.
La présence des productions japonaises étant tellement faible dans les
bacs, nous en avons donc conclut qu’il manquait une structure de
distribution spécialisée, pour répondre aux demandes des revendeurs en
terme de conseil, et à la demande des consommateurs en terme de
diversité.

Quelles ont été les premières réactions de vos interlocuteurs japonais ?
D.
M. & X. N. : Nos premiers contacts avec les maisons de disques
japonaises (majors ou indépendants) se sont déroulées lors du MIDEM
2006 à Cannes : Bénéficiant d’un très bon accueil par rapport à la
valeur ajoutée de notre activité, nous n’avons cependant pas eu de
retour positif immédiat dans les mois qui suivirent. La méfiance des
Japonais à l’égard d’une jeune société étrangère comme la nôtre s’est
avérée une réalité.
Ce n’est que quelques mois après, et grâce à
une longue série d’échanges relationnels composés de courriels, de
coups de téléphone et de déplacement au Japon, que nous avons eu
satisfaction en terme de négociation et signature de contrat de
distribution officiel et exclusif.
Notre objectif premier lors du MIDEM, a été de sensibiliser les
Japonais à l’existence d’un marché de niche en Europe, actuellement
pleine croissance. Et nous avons réussi notre mission.

Avez-vous senti un changement d’attitude de la part des maisons de disque nippones au cours des derniers mois ?
D.
M. & X. N. : Oui, le changement d’attitude est très flagrant et
très rassurant. Lorsque l’on voit des sociétés comme Columbia, Avex ou
encore Sony, s’interesser fortement à notre activité alors que nous
sommes encore une micro structure, on se dit que l’esprit
“isolationniste” japonais est en train de s’atténuer dans le secteur de
l’industrie musicale : 2ème marché mondial en terme de volume, le
marché musical japonais s’est longtemps suffi à lui-même. Mais étant
donné une perte de vitesse des ventes physiques actuellement, les
maisons de disques se tournent donc vers d’autres marchés potentiels
tels que l’Europe ou les Etas-Unis.

Quels genres musicaux privilégiez-vous ?
D.
M. & X. N. : Nous ne faisons aucune ségrégation de styles musicaux,
et essayons de travailler un catalogue au spectre musical le plus large
possible.
Le mouvement Visual Kei est devenu le fer de lance de
l’expansion de la scène japonaise en Europe, mais nous avons comme
objectif de présenter également d’autres styles aux consommateurs
européens. Nous travaillons aujourd’hui avec un réseau de revendeurs
spécialisés (librairie spécialisée, manga shop, etc…) et sommes en
train d’ouvrir un compte distributeur à la FNAC et d’autres GSS (Grande
surface spécialisée) la promotion de tout notre catalogue est
actuellement relayé par les média français qui s’intéressent de plus en
plus à la diversité des styles musicaux japonais (Europe 2, MTV, Rock
One…)

L’engouement du public français pour le manga ou le cinéma japonais influence-t-il vos choix ?
D.
M. & X. N. : Il existe en effet quelques liens entre ces industries
(mangas/musique/cinéma). Certains artistes ou groupes japonais signent
des BO d’animé ou musiques de film. Il nous arrive parfois de décider
de distribuer et promouvoir un artiste en fonction de l’actualité du
manga ou du cinéma, mais cela reste tout de même assez rare.
L’engouement du public nous facilite l’introduction de la musique
japonaise en Europe. La personne lambda ayant déjà un attrait avec le
manga ou le cinéma japonais sera beaucoup plus intéressée pour
découvrir cette nouvelle scène.

Vous
avez mis en place un site Internet au travers duquel vous distribuez
plusieurs artistes nippons. Envisagez-vous de faire évoluer votre site
en une plateforme de téléchargement de titres à l’instar du Music Store
d’Apple dans la mesure où les consommateurs français sont privés
d’accès à la version japonaise du Music Store ?
D. M.
& X. N. : Oui, ceci est dans nos projets. Nous désirons faire
évoluer notre plateforme actuelle de vente de produits
(www.jmusicstore.com), en une plateforme de téléchargement numérique
spécialisée dans les catalogues d’artistes japonais. Mais il est vrai
que nous préférons privilégier d’abord notre activité de distributeur
de produits physique (CD/DVD), alors que ceci est à l’inverse de la
tendance actuelle du marché du disque, qui s’ouvre de plus en plus vers
le numérique. Mais chaque chose en son temps…et laissons ce nouveau
marché attirer les consommateurs avec de la musique non-dématérialisée !

Quels sont vos projets dans les mois à venir ?
D.
M. & X. N. : Nos projets dans les mois à venir sont premièrement de
signer les contrats de distribution que nous négocions actuellement
avec les majors et indépendants. Deuxièmement, il s’agit de les
implanter dans les grands réseaux de distribution type FNAC. Enfin,
nous travaillons en partenariat avec quelques médias, comme par exemple
le magazine Rock One, pour la sortie d’un numéro spécial “Japon” en
Juillet-Août (30 000 ex.).

Propos recueillis par Claude Leblanc


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Musique : ÇA BALANCE PAS MAL À TOKYO
Parmi tous les artistes que compte la scène musicale japonaise, en voici quelques uns à découvrir.
Harakami Rei est le prince de la techno et de l’electronica au Japon.
Elégante et unique, sa musique ne laisse pas indifférent. Il a su au
fil des années de bâtir une solide réputation, en assurant notamment la
production de certains artistes comme UA. Il n’est pas facile
d’expliquer sa musique, mais elle procure de belles sensations. Ecouter
un morceau signé Harakami, c’est comme se balader dans un paysage
d’ombre et de lumière, apaisant pour l’auditeur. Fraîcheur et beauté
des mélodies, Harakami a su construire un univers musical particulier
fait de lui l’un des musiciens les plus intéressants du moment. Dans
son dernier opus Wasuremono (choses oubliées), on retrouve toutes ces
atmosphères.
Venue d’Okinawa et engagée en faveur de la protection de son île
natale, Cocco est une auteure-interprète qui impose le respect. Après
plusieurs années de silence dus à des problèmes de santé, Cocco revient
aujourd’hui avec un nouvel album dans lequel elle donne le meilleur
d’elle-même. En 2005, elle avait fait un premier retour remarqué avec
Singer Songer, elle confirme cette année avec Zansaian où elle exprime
de façon positive tous ses sentiments. Dans ses compositions, c’est la
vie qui domine tout le reste. Le rythme est entraînant et l’on ressent
tout le plaisir que l’artiste a pris pour réaliser cet album.
Une autre interprète, Hajime Chitose, vient de faire un come-back pour
le moins remarquable. Après près de trois ans de silence pour cause de
mariage et de maternité, la jeune femme offre un nouvel album, Hanada
iro (bleu saphir) qui traduit son engagement en faveur de la paix dans
le monde et de la protection de la terre. Dès son premier album
Wadatsumi no ki, en 2002, elle avait montré une certaine sensibilité à
l’égard de ces sujets. Dans son nouvel album, elle aborde aussi bien la
question du clonage que celle de la paix avec une chanson produite par
Sakamoto Ryûichi Shinda onna no ko (la fille morte) qu’elle avait
dévoilé, en août 2005, lorsqu’elle avait participé aux cérémonies
commémoratives du bombardement atomique de Hiroshima. Sa participation
à cet événement l’a visiblement marquée et on retrouve dans ce disque
toute la force de cet engagement au travers de sa voix unique. Car
Hajime Chitose possède avant tout une très grande voix au travers de
laquelle elle transmet toutes sortes d’émotions. Nul doute que son
disque figurera parmi les meilleures ventes de l’année 2006.
Autre valeur sûre de la pop japonaise, Bonnie Pink qui revient en force
avec Love is bubble. La jeune femme, qui avait été l’une des premières
artistes à proposer des textes en anglais et en japonais, s’affirme ici
avec le générique d’un film qui n’est pas encore sorti sur les écrans.
Alors que de nombreux artistes ont eu besoin du soutien de la
télévision ou du cinéma pour imposer leurs chansons auprès du public,
Bonnie Pink montre qu’elle peut s’en passer et même sortir son disque
avant même que le film n’envahisse les salles obscures.
Que dire de Matsutôya Yumi qui demeure l’une des meilleures artistes du
pays. Elle a derrière elle une très longue carrière. Après une petite
traversée du désert, dans les années 1990, elle est revenue l’an
dernier avec un titre interprété avec d’autres artistes asiatiques.
C’était une façon pour elle de marquer son désir de voir le Japon
sortir d’un isolement qu’elle jugeait dangereux. Avec A Girl in summer,
celle que les Japonais connaissent sous le sobriquet de Yuming apporte
une nouvelle fois la démonstration de son grand talent. Les fans ne
seront pas déçus car ils retrouveront tout ce qui a contribué à son
succès. Des mélodies qui traduisent une grande maîtrise et une voix
toujours aussi puissante et émouvante.
Monkey Majik est un groupe originaire de Sendai, au nord de l’Archipel.
Il vient de faire paraître un premier album intitulé Thank you qui
conclut un début d’année remarqué. Après Fly et Around the world,
générique d’un programme de la chaîne Fuji TV, Monkey Majik montre que
les artistes japonais ont parfaitement intégré la musique hiphop, même
si le groupe se présente comme une formation classique. La présence en
son sein de deux Canadiens illustre aussi l’internationalisation de la
scène musicale japonaise qui non seulement s’inspire des rythmes
extérieurs mais incite de plus en plus de musiciens étrangers à venir
tenter l’aventure. C’est d’autant plus intéressant que cela enrichit
considérablement les artistes locaux qui trouvent de nouveaux moyens de
s’exprimer.
Les nouvelles expériences sont aussi tentées par des musiciens depuis
longtemps dans le circuit, mais qui ont décidé d’explorer de nouvelles
voies. C’est le cas notamment de Nakakô, ancien membre du mythique
groupe Super Car qui s’est séparé en 2005. Sous le nom de iLL,
l’artiste a surpris nombre de ses fans, en sortant un album très
électronique dont les compositions ne ressemblent en rien à ses
productions antérieures. Et si certains peuvent regretter sa
“légèreté”, d’autres sauront apprécier la remise en cause et le désir
de se projeter dans une autre dimension.
Enfin, on peut terminer par l’album de Clammbon intitulé Lover album
qui peut être la synthèse de tous les artistes évoqués ci-dessus. Dans
cet album de reprises, Clammbon revisite le répertoires d’artistes
japonais comme Yano Akiko ou Super Butter Dog et de groupes occidentaux
comme The Band ou Bow Wow Wow. Pourtant en écoutant ce disque,
l’impression qui s’en dégage n’est pas celle d’un énième album
d’hommage à des artistes connus, mais bien celle de se trouver en face
d’un disque original qui souligne tout le savoir-faire et toute la
maîtrise de musiciens qui ont compris toute l’importance de faire
preuve de créativité même lorsqu’on en est réduit à reprendre le
travail des autres.
C. L.
Harakami Rei


Cocco


Matsutoya Yumi


Bonnie Pink


iLL


Monkey Majik


Clammbon


Hajime Chitose