Tirez et c’est gagne

Les Japonais sont très joueurs. Que serait en effet le monde du jeu vidéo sans nos amis nippons ? Avec la généralisation des connections internet à haut débit et ainsi la possibilité de jouer en ligne, la diffusion des consoles de jeu dans les foyers connaît un nouveau souffle. Le marché des consoles portables enregistre lui aussi une forte croissance. La téléphonie mobile n’est pas en reste surtout depuis l’arrivée des modèles de troisième génération. Bien sûr, on ne saurait se contenter de faire jongler les pixels, et certains jeux non virtuels ont encore leur mot à dire. Le gacha gacha est de ceux-là, sorte de distributeur-loterie qui tient son nom du bruit que fait la machine lorsqu’on tourne la poignée pour déclencher la descente d’une de ses capsules en plastique qui rebondit sur les parois internes avant d’atterrir dans le réceptacle où vous n’avez plus qu’à la saisir. Dîtes-vous que c’est quasiment l’équivalent de nos distributeurs de friandises, du type de ceux que l’on trouve sur le comptoir de certains bistros. Rien de très original donc. La différence, c’est le contenu des capsules : des figurines de toutes sortes non pas à déguster mais à collectionner. Les gacha gacha fleurissent un peu partout où les enfants peuvent déambuler. Ces jeux à sous pour jeunes et moins jeunes ne datent pas d’hier, certes, mais ont toujours su s’adapter aux modes. Aujourd’hui, le gacha gacha doit cependant faire face à une nouvelle concurrence: son équivalent virtuel sur le Net. La chaîne de télévision Fuji TV (www.fujitv.co.jp/game/gacha/) a en effet mis en ligne en novembre dernier une version payante de son déjà très populaire site de gacha gacha. Le clic de souris remplace alors la poignée à tourner, mais la magie opère grâce à l’effet sonore qui l’accompagne: gacha gacha ! Avis aux collectionneurs.
Pierre Ferragut

 

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