développement des objets “nomades”

Pour ceux qui ne le sauraient pas encore Internet est partout. On ne parle plus que de cela. Il n’est pas une conversation, pas un livre, pas un magazine qui ne traite de la fièvre du .com. Au Japon, le phénomène est d’autant plus fort que l’on place de très grands espoirs dans le développement de la nouvelle économie afin de sortir le pays de la crise qu’il connaît depuis maintenant une dizaine d’années. D’ailleurs le pays du Soleil levant dispose de certains arguments qui peuvent laisser croire que le salut se trouve en partie dans la Netéconomie. En effet, tous les spécialistes s’accordent à dire que l’avenir d’Internet se trouve dans le développement des objets “nomades” (téléphone portable, assistant personnel numérique, etc.) et plus dans celui des ordinateurs personnels. En la matière, le Japon est un pionnier. Avec 54 millions d’abonnés, un peu moins de la moitié de la population, la téléphonie sans fil est un marché gigantesque sur lequel DoCoMo, filiale de NTT, règne en maître avec plus de 27 millions d’abonnés.
Depuis février 1999, l’entreprise propose un service baptisé i-mode qui permet notamment de consulter nombre de services en ligne sans qu’il soit nécessaire de posséder un ordinateur. Une véritable “révolution” dont font régulièrement état les magazines et les journaux de l’Archipel à l’instar de Shûkan Daimond.
Dans son édition du 18 mars dernier, l’hebdomadaire économique parlait de la “grande révolution” qui frappe actuellement la téléphonie mobile, expliquant à ses lecteurs quels seront les prochains développements dans ce secteur et profitant de l’occasion pour montrer que le Japon pourrait bien redevenir un “modèle” grâce à lui.
Si la structure économique du pays risque d’évoluer grâce à ce secteur, le magazine ne manque pas de souligner les bouleversements qu’il induira dans la société japonaise elle-même.
Odaira Namihei