CHANGEMENT DE PREMIER MINISTRE


L’embollie cérébrale dont a été victime le Premier ministre OBUCHI Keizo dans la nuit du 1er au 2 avril a naturellement retenu toute l’attention de la presse française. MORI Yoshiro, numéro 2 du PLD, a été élu le 5 avril par le Parlement pour succéder à son ancien camarade d’université à la tête du gouvernement. Il a reconduit le cabinet ministeriel de son prédécesseur à l’identique et devrait poursuivre la même politique. Ministre à trois reprises, on dit de lui qu’il est un “chef sans forte autorité politique” ce qui devrait permettre que les décisions “continuent à se prendre dans l’ombre”. Il lui appartiendra en tout cas d’organiser les prochaines éléctions générales, prévues au plus tard pour le 19 octobre. Elles pourraient d’ailleurs bien avoir lieu dès le mois de mai ou juin afin que le PLD profite d’un vote de compassion, compassion dont il aura bien besoin si l’on en croit les sondages d’opinion peu favorables qui ont précédé l’accident cérébral de M. OBUCHI.
Caroline Jurgenson, “Tokyo suspendu au sort de son premier ministre”, Le Figaro, 04/04/00.
Philippe Pons, “Le coma du premier ministre japonais pourrait entraîner une crise politique”, Le Monde, 04/04/00.
Frédérique Amaoua, “Le Premier ministre japonais en état de mort clinique”, Libération, 04/04/00.
Caroline Jurgenson, “Du neuf avec les anciens”, Le Figaro, 05/04/00.
Philippe Pons, “Yoshino Mori devrait être nommé premier ministre au Japon”, Le Monde, 05/04/00.
Philippe Pons, “Le nouveau premier ministre japonais, Yoshino Mori, conserve l’ancien gouvernement”, Le Monde, 06/04/00.
Frédérique Amaoua, “Un apparatchik consensuel au Japon”, Libération, 06/04/00.
LE LIBAN ACCORDE L’ASILE POLITIQUE A UN JAPONAIS
Le Liban a expulsé quatre membres de l’Armée rouge japonaise, organisation d’extrême gauche anti-impérialiste et anti-sionniste, le 17 mars dernier. Leur expulsion été réclamée par Tokyo depuis 3 ans, depuis que les trois hommes et la femme avaient été arrêtés au Liban pour falsification de documents d’identité et séjour illégal en territoire libanais. Ils ont été expulsés une fois leur peine purgée, mais le Japon souhaite les juger pour leur participation présumée avec le groupe terroriste. Beyrouth a cependant accordé l’asile politique à un cinquième homme, OKAMOTO Kozo, qui était le plus “recherché” par les autorités japonaises. OKAMOTO est le seul survivant d’une opération menée en mai 1972 par l’Armée rouge sur l’aéroport de Tel Aviv. L’opération, commanditée par le Front de la Palestine, avait fait 26 victimes et 80 bléssés. Comdamné à la prison à perpétuité en Israël pour son crime, il avait été libéré dans le cadre d’un échange de prisonniers. Les autorités libanaises ont justifié leur geste par le fait qu’il est le seul des cinq “à avoir participé effectivement à une opération contre Israël” et parce qu’il “souffre psychologiquement et physiquement des effets de la torture subie dans les prisons israeliennes”.
Mouna Naïm, “Le Liban expulse quatre membres de l’Armée rouge japonaise”, Le Monde, 19-20/03/00.
(D’après AFP), “Le Japon veut juger les terroristes expulsés”, Libération, 20/03/00.
LE REVEIL DU VOLCAN
Le volcan Usu (Hokkaido) est entré en erruption le 31 mars après 22 ans de sommeil. Plusieurs explosions se sont succédées et de nouveaux cratères se sont formés. Afin d’éviter toute critique concernant sa lenteur à réagir, comme cela avait notamment été le cas à l’occasion de l’accident nucléaire de Tôkaimura l’année dernière, une cellule de crise a immédiatement été mise sur pied par le gouvernement et le Premier ministre d’alors, M. OBUCHI, en a pris la direction. Des milliers de personnes ont ainsi été rapidement évacuées. A l’heure où nous écrivons l’explosion redoutée, qui menacerait notamment la petite ville de Abuta n’a pas eu lieu.

Clotilde Leroy
“Des milliers de Japonais fuient le volcan Usu”, Libération, 01-02/04/00.
Philippe Pons, “Le volcan Usu menace d’entrer en éruption explosive”, Le Monde, 04/04/00.
Clotilde Leroy