saga Sony

Il y a une dizaine de jours, Morita Akio, le co-fondateur de Sony, disparaissait après avoir amené l’entreprise électronique parmi les toutes premières de la planète. En 1986, feu M. Morita avait publié Made in Japan (éd. Robert Laffont, coll. Vécu) dans lequel il racontait comment il était parvenu avec son compère Ibuka Masaru à faire de Tôkyô Tsûshin Kôgyô, nom original de Sony, une firme multinationale symbole de la force innovatrice de l’industrie japonaise. Pendant des années, Sony a continué son bonhomme de chemin, suscitant des réactions parfois vives notamment lorsque la société nippone à l’instar de ses consurs de l’Archipel osait “acheter le monde”. Passé cette frénésie, on découvre depuis quelques mois de nouveaux ouvrages écrits avec plus de reculs sur la saga Sony. Le plus intéressant d’entre eux est celui de John Nathan, Sony : The Private Life (Sony : vue de l’intérieur, éd. Houghton Mifflin Co., 1999) qui propose une histoire de l’entreprise écrite non pas par un spécialiste de l’économie mais par un bon connaisseur du Japon et de sa culture. Cette perspective permet au lecteur de comprendre comment Sony a réussi à bâtir sa puissance notamment grâce en particulier à l’importance donnée aux relations dans l’entreprise. L’empreinte de Morita sur Sony et sur le Japon est très forte comme le souligne Mark Weston dans un autre ouvrage Giants of Japan (Géants du Japon, éd. Kodansha America, Inc., 1999) dans lequel l’auteur dresse le portrait de plusieurs personnalités nippones parmi lesquelles, Morita Akio.
Odaira Namihei