NISSAN SE REDRESSE PARTOUT… SAUF AU JAPON

Le directeur général de Nissan, Carlos Ghosn, semble être en passe de gagner son pari : redresser le troisième groupe automobile japonais, dont Renault est l’actionnaire principal depuis 1999. Plombé l’année dernière par des pertes de 325 milliards de yens, Nissan a dégagé un bénéfice net de 170 milliards de yens ces 6 derniers mois (au lieu de 60 milliards attendus), ce qui devrait lui permettre d’enregistrer un bénéfice de 220 milliards d’ici fin mars 2001 (contre 110 milliards initialement prévus). Pourtant, si les ventes du constructeur ont augmenté partout dans le monde, les Japonais semblent continuer de bouder. Le marché nippon représente ainsi à l’heure actuelle moins de 20% des ventes de l’entreprise. Au Japon “la réputation entière du groupe est à rebâtir” avoue un responsable de la firme. C’est ce que son DG va donc essayer de faire à présent. Il lui reste en effet deux ans et demi pour atteindre les objectifs qu’il s’est fixé : réduire les coûts de 1000 milliards de yens et ramener la dette de Nissan à 700 milliards de yens.

Richard Werly, “Nissan, des profits partout sauf au Japon”, Libération, 31/10/00.
Philippe Pons, “Sous la houlette de Renault, Nissan renoue avec les profits”, Le Monde, 31/10/00.
Véronique Guillemard, “Renault en passe de gagner son pari sur Nissan”, Le Figaro, 31/10/00.
Philippe Pons, “Le “Nihon Keizai” fait l’éloge des Carlos Ghosn”, Le Monde, 5-6/11/00.
OTAGES JAPONAIS
EN COREE DU NORD

A l’origine de la dernière gaffe du premier ministre nippon (voir OVNI n°467), une dizaine de Japonais auraient été enlevés par la Corée du Nord et y seraient retenus en otages depuis les années soixante dix. C’est en tout cas ce que soutiennent les associations des familles de ses disparus, qui mettent en avant les témoignages de déserteurs nord-coréens, pour qui les disparus ont été kidnappés par les services spéciaux de leur pays. Les associations entendent s’assurer que ces otages présumés ne seront pas oubliés dans les négociations, alors que Tokyo et Pyongyang viennent d’amorcer un rapprochement. En effet, comme l’écrit Richard Werly pour Libération : “du côté des diplomates et des milieux d’affaires, les pressions augmentent pour mettre le couvercle sur ces “enlèvements présumés”. Et la proposition peu orthodoxe de Mr MORI, à savoir que la Corée du Nord les exfiltre vers un pays tiers où ils pourraient réapparaître inopinément, ne leur a pas du tout plu. Mais les familles ne baissent pas les bras pour autant. La mère de Megumi, jeune fille de 13 ans disparue sans laisser de traces en 1977, déclare ainsi : “je me battrai jusqu’au bout pour qu’on me la rende si elle vit encore. La raison d’Etat ne me fera pas lâcher prise”. Espèrons que Mr MORI et ses homologues nord-coréens trouveront une solution plus satisfaisante pour régler rapidement ce dossier.

Philippe Pons, “Le Parti communiste japonais renonce au “socialisme scientifique””,
Le Monde, 22/09/00.
QUE FAIRE FACE AUX SUICIDES ?

“Les patrons nippons craquent” titre Libération. Autrefois sur un piédestal, patrons et cadres supérieurs sont aujourd’hui communément considérés comme les grands coupables de la crise économique. Pas très étonnant dans ces conditions que beaucoup en viennent au suicide. En 1999, 33000 personnes se sont données la mort au Japon, un chiffre record qui ne concerne évidemment pas uniquement les dirigeants d’entreprise (la police japonaise estime que 20% des suicides sont liés à des difficultés économiques ou sociales). Le ministère de la Santé a donc décidé de consacrer 3,2 millions d’euro à une étude qui devra déterminer les causes de cette recrudescence de suicides, et son impact sur les rouages de la société.

Clotilde Leroy

Richard Werly, “Les patrons nippons craquent”, Libération, 11/10/00.
“Japon : le gouvernement étudie le suicide”, Libération, 20/10/00.

 

パスワードをお忘れの場合、OVNINAVI.COMに登録したE-mailアドレスにパスワードをお送りします。登録E-mailアドレスを入力してください。


戻る