Hana no ana no hanashi*

Kun kun, fait le nez des Japonais quand ils reniflent une odeur. Si certains d’entre eux font parfois un complexe sur le soi-disant manque de relief de leur nez, cela ne les empêche pas de développer un odorat puissant. C’est du moins l’impression que j’ai souvent lorsque j’en vois faire la grimace ou se mettre la main devant les narines alors que le mien de tarin ne m’indique rien. Seraient-ce mes origines parisiennes et toutes ces heures passées dans un métro réputé, surtout chez les Japonais d’ailleurs, pour sa puanteur? Car c’est presque systématique. A la question “qu’est-ce qui vous a le plus déçu lors de votre séjour à Paris?”, une bonne partie me répondent: Dans le métro, ça pue! Il faut dire qu’au Japon dans les transports en commun, on est plus habitué aux odeurs de savon ou de shampoing, et même le matin, à l’heure de pointe, ça fait une sacrée ambiance bain public. Avec une telle différence, les sensibilités nasales ne sont pas les mêmes, et celle des Japonais ne les encouragent pas vraiment à goûter aux plaisirs du fromage. Mais ils mangent bien du natto me diriez-vous, ces graines de soja fermentées collantes à souhait, qui dérangent à mon goût tout autant que le plus fait des camemberts. La culture des odeurs. Une histoire de culture et de trous de nez.
Pierre Ferragut
*histoire de trous de nez


 

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