L’Amante virtuelle

Moteuchi Yota est un jeune garçon timide et naïf. Ses espoirs amoureux sont tournés vers Moemi, sa camarade de classe, mais le succès n’est pas au rendez-vous. Takashi, l’ami d’enfance de Yota se met à fré-quenter Moemi pour faire réagir Yota mais rien n’en résulte. C’est alors qu’Amano Aï, une jeune “Vidéo Girl” est envoyée d’un monde vidéo parallèle pour aider Yota. Malheureusement, charmée par le garçon, elle aura de plus en plus de mal à accomplir son travail. Alors que l’attirance mutuelle entre Aï et Yota s’accentue, les supérieurs de la jeune fille décident de mettre celle-ci hors-circuits. Avant d’être une série “Vidéo Girl Aï” a été une nouvelle. Katsura Masakazu souhaitait au travers de sa création décrire les filles autrement que comme de simples personnages de bande-dessinée. L’auteur prétend ne pas avoir parfaitement atteint son but. A vous d’en juger… Cette uvre soulève un problème malheureuse-ment très important au Japon. Il s’agit du problème relationnel des jeunes Japonais. Cela ne concerne d’ailleurs pas que le plan amoureux mais aussi le contact général avec les autres. Beaucoup d’adolescents sont dans le cas de Yota au Japon. Cette timidité maladive vient de toute évidence du monde virtuel parfait dans lequel vivent pas mal de jeunes, je pense en particulier aux mangas, à l’animation et aux jeux vidéo. Le monde de la B.D est souvent un peu trop idéalisé et lorsque les adolescents japonais prennent conscience que la réalité est toute autre, certains ne supportent pas le choc. Alors un conseil : si vous êtes jeune, influencable et que vous aimez les mangas, n’oubliez pas de prendre un minimum de recul lors de vos lectures pour ne pas tomber de haut !

Julien Ferragut

Vidéo Girl Aï
de Katsura Masakazu, Tonkam, 1994