![]() Les cours se passent bien et sont très vivants. A mi-parcours, nous changeons de professeur. Pour les 2 derniers jours avec nous, Mme Kanayama Fumi a la bonne idée de faire venir quelques-uns de ses élèves étudiant le français à l’Université de Matsue. Par petits groupes, ils/elles nous aident à construire des dialogues, raconter une histoire et tout s’achève par un jeu de devinettes à propos de recettes de cuisine japonaise. M. Shimamoto Koji remplace Fumi le lendemain. Le jeudi 23 juillet, 2 options sont au programme pour l’après-midi : judo ou confection de gâteaux japonais (wagashi). J’ai choisi la première. Un mini-bus nous récupère à l’hôtel pour nous laisser juste devant le commissariat de la Préfecture de Shimane. Comme bien souvent au Japon, c’est la police locale qui enseigne ce sport. A peine rentrés à l’hôtel, nous repartons tous pour une soirée avec les habitants de Matsue : ils fêtent une seconde fois avec nous “Tanabata” ou la “Fête des étoiles”, normalement célébrée le 7 juillet dans tout le Japon. Nous avons, bien entendu, écrit chacun nos vux sur des papiers de couleur qui sont accrochés dans l’arbre de bambou et préparé quelques chansons typiques de nos pays respectifs. Les francophones se lancent avec “Goûtons voir si le vin est bon…”. Le lendemain, nous aurons le plaisir de découvrir et prendre part à la cérémonie du thé : tout un art pour la préparation et la dégustation de ce fameux thé vert (matcha). Le vendredi soir, nous participons au Tenjin Mikoshi : plusieurs groupes d’employés d’une même entreprise pour la plupart, ou adhérents d’une même association, portent leur sanctuaire à travers la ville, pendant plusieurs heures, et terminent leur parcours devant le temple. C’est une soirée inoubliable, les trottoirs sont bondés. Tout juste sortis de notre tout dernier cours, nous allons planter un arbre commémoratif en face du centre. Ceux des années précédentes sont disséminés dans le bout de terrain consacré à cette manifestation. Le soir a lieu la cérémonie de “remise de diplômes” aussitôt suivie de la soirée d’adieu. C’est l’occasion de retrouver nos familles d’accueil, les professeurs et les organisateurs de notre programme. Nous nous quitterons donc le lendemain, et pour certains d’entre nous le départ de Matsue sera aussi celui du Japon. Armelle Tandé |
