![]() De son côté, Zootrope Films sort deux coffrets attendus, réunissant quatre films-phare de Masumura Yasuzô, déjà sortis en salles, et passés sur le câble : le sublime La femme de Seisaku (Seisaku no tsuma, 1965), Passion (Manji, 1964) pour le volume 1, et Tatouage (Irezumi, 1966), et La Bête aveugle (Môjû, 1969) pour le volume 2, tous sauf le dernier, avec l’incomparable Wakao Ayako, égérie du cinéaste dans les années 1960. Les deux volumes sont accompagnés chacun d’un copieux livret de 24 pages contenant des propos de l’auteur, et proposent des galeries de photos, mais pas de bandes-annonces originales (dommage). On attend avec impatience d’autres chefs-d’œuvre de Masumura, tels Le Soldat gangster (Heitai Yakuza, 1965), Le Rapide noir (Kuro no chôttokyû, 1964), sans parler du légendaire Ange rouge (Akai tenshi, 1966), son film le plus connu, déjà ressorti plusieurs fois. Rappelons aussi à l’occasion la sortie assez récente chez Wild Side, de trois films majeurs du grand Uchida Tomu : deux jidai-geki (films en costume), Le mont Fuji et la lance ensanglantée (Chiyari Fuji, 1955), Meurtre à Yoshiwara (Hana no Yoshiwara, Hyakunin giri, 1960), et surtout Le Détroit de la faim (Kiga Kaikyô, 1964), fascinant polar social, et dernier grand chef-d’œuvre d’Uchida, qui fut un échec public à l’époque… Sore ja, mata, Max Tessier |
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