Ranma, la fille qui était une fille mais qui n’en était pas une

Aujourd’hui, je vais vous parler de Ranma 1/2, série culte au Japon et maintenant en France, de Rumiko Takahashi, auteur de Maison Ikoku (Juliette, je t’aime) et Urusei Yatsura (Lamu).
L’histoire met en scène un jeune garçon, expert en arts martiaux (Ranma Saotome), qui, suite à un entraînement spécial en Chine, présente certaines particularités.
En effet, après être tombé dans la ”source de la jeune fille”, Ranma se transforme en fille chaque fois qu’il est mouillé avec de l’eau froide. Pour redevenir le vaillant jeune homme qu’il est en réalité, il suffit de le mouiller avec de l’eau chaude. Son père a d’ailleurs le même handicap (ou avantage, à vous de voir), sauf qu’au lieu d’une tendre et jolie jeune fille, c’est d’un gros panda pataud et maladroit dont il revêt l’apparence au contact de l’eau.
De la véritable sorcellerie !
Ranma est envoyé chez maître Tendo, un ami de son père. Le maître décide de marier sa plus jeune fille, la douce Akane (quoique, un peu brutale par moment) à Ranma.
Quelle n’est pas la surprise de la sympathique famille, lorsqu’elle voit arriver, non pas l’homme idéal, objet de tous les fantasmes de n’importe quelle adolescente normalement constituée, mais une fille à couette rousse.
Ben alors, c’est pas Ranma ? En fait non, c’est une blague. C’est lui, mais déguisé !
Si vous avez bien suivi, vous allez pouvoir me dire pourquoi. Et oui ! Il a été mouillé avant de venir ! Quel polisson ! Et c’est la déception pour le maître. Ranma ne met pas longtemps pour redevenir homme. La confusion du maître est totale lorsqu’il voit notre héros sous sa forme véritable.Quant à Akane, qui vient de croiser Ranma nue dans la salle de bain, elle frise la crise d’hystérie. Le personnage d’Akane fait parfois preuve d’une brutalité à en noyer de poils le plus persistant des mentons imberbes. (voir son arrivée au collège)
L’univers de Takahashi se veut absurde et insensé, et ce, pour mon plus grand plaisir.
Ne prenez pas peur si, au cours d’une conversation, un personnage en frappe un autre en le projetant à plusieurs mètres. Ne vous étonnez pas non plus si des combats au sabre ont lieu à l’école sous le regard de professeurs blasés. Ranma 1/2 est un reflet véridique de la bande dessinée japonaise absurde et loufoque, genre qu’on retrouve difficilement ailleurs.Julien FerragutRanma 1/2, Glénat