RENCONTRE : HIRASAWA MAIA

La plupart de nos lecteurs ne vous connaissent pas. Pourriez-vous vous présenter brièvement ?
H. M. : J’ai 29 ans. Je suis une musicienne et une artiste (www.maiahirasawa.se). Je réside actuellement à Göteborg en Suède. J’ai sorti deux albums en Suède (Though, it’s just me et Gbg vs Sthlm). J’ai fait de nombreuses tournées en Scandinavie, mais aussi dans d’autres parties de l’Europe et au Japon. Mon père est Japonais et ma mère est Suédoise. Comme j’ai été élevée en Suède, je me considère davantage comme une Suédoise que comme une Japonaise.

Pourriez-vous nous en dire davantage sur votre rapport à la culture japonaise ?
H. M. : J’appartiens à une grande famille. J’ai quatre frères et sœurs. C’est la raison pour laquelle nous n’avons pas pu nous rendre très souvent au Japon. Voyager dans ce pays quand on est si nombreux, ça revient cher. Et c’était un peu au-dessus de nos moyens. Nous ne pouvions pas vraiment nous le permettre. Mais j’y suis quand même allée quand j’avais cinq ans environ pour y rencontrer ma famille. J’ai aimé ce voyage et ma rencontre avec mes grands-parents. Mais c’est mon père qui a joué un rôle plus important dans la transmission de la culture japonaise. Il nous a préparé des repas japonais, ce qui est assez rare de la part d’un homme japonais. Il a aussi contribué à nous donner des repères sur sa culture. Je crois que c’est pour cette raison que je me sens à mon aise quand je me rends au Japon. J’en suis très redevable à mon père.

Qu’est-ce qui vous a amenée vers la musique ? Pensiez-vous déjà au Japon lorsque vous avez sorti votre premier album ?
H. M. : J’ai commencé à chanter à l’âge 17 ans. Je n’étais pas très en avance sur ce plan (rires). Au début, je considérais la musique comme un passe-temps, mais au bout de quelques années, j’ai réalisé à quel point la musique était importante pour moi. Quand j’ai passé le cap des 25 ans, j’ai décidé de me concentrer sur la musique à plein temps et d’y mettre toute mon énergie pendant une période de 5 ans. Je me disais qu’en cas d’échec, je ne serais pas trop déçue, car j’aurais au moins essayé. Aujourd’hui, j’ai 29 ans. Je peux vivre grâce à la musique. Que puis-je demander de mieux ? Lorsque mon premier disque est sorti, je me suis fixé un autre objectif, celui de pouvoir le proposer au public japonais. C’est chose faite et j’en suis très heureuse. Mais je n’ai pas profité de mon origine japonaise pour parvenir à faire la carrière que j’ai entamée il y a quatre ans. J’ai un nom que personne d’autre peut revendiquer en Suède et c’est très bien comme ça.

Avez-vous d’autres projets musicaux au Japon ? Imaginez-vous devenir une nouvelle Angela Aki ?
H. M. : Comme je le disais tout à l’heure, mon premier album Though, I’m Just Me est déjà sorti dans l’Archipel. Je m’y suis rendue à trois reprises pour en assurer la promotion. Désormais je voudrais bien que mon nouveau disque Gbg vs Sthlm connaisse le même sort. Pour le reste, on verra bien.

Sur quoi travaillez-vous en ce moment ?
H. M. : Je consacre en ce moment beaucoup de temps à l’écriture. Je compose pour moi, mais aussi pour d’autres artistes. Cet automne, j’entame une tournée en Scandinavie en compagnie d’une autre chanteuse suédoise, Jonna Lee (www.jonnalee.com). Mais je caresse aussi le rêve d’aller passer un peu de temps au Japon, d’y rester assez longtemps, une année peut-être. J’ai envie d’approfondir ma connaissance du Japon et de la vie quotidienne. Je veux aussi améliorer mon japonais qui est pour le moins sommaire. Rien n’est arrêté encore. Mais qui sait ? Peut-être l’année prochaine, me retrouverai-je à vivre là-bas !

Propos recueillis par Claude Leblanc
Photo : Severus Tenenbaum


CADEAU

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